Les vins de Bourgogne

Par Geoffroy
lundi 13 octobre 2008
par  Geoffroy
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Les vins dégustés

Les blancsMercurey « Roc Blanc Vieilles Vignes » 2006Meursault 1er Cru « Blagny » 2000

Millésime 2006 : un millésime très typique qui a (va) donné des vins blancs avec une large palette aromatique et beaucoup d’ampleur. Ils sont peu acides, ce qui les rend très charmeurs à boire dès à présent ; ce sont des vins avec un beau potentiel de vieillissement. Millésime 2000 : vins blancs riches, complexes, fruités et d’une grande pureté. Ils sont promis à un bel avenir. Ils sont, pour les meilleurs d’entre eux sur les communes de Meursault et Puligny-Montrachet, typiques des vins blancs de Bourgogne alliant puissance et gras.

Les rougesChambolle-Musigny 2004Nuits-Saint-Georges 1er Cru « Les Porêts Saint-Georges » 2004Corton Grand Cru « Le Corton » 2004 Millésime 2004 : volume de production légèrement supérieur à la moyenne des dernières années, d’environ 10%. Vins rouges élégants et racés avec une grande expression aromatique sur des notes de petits fruits rouges et présentant une fine structure tannique. Ils ne seront pas de très longue garde et seront prêts à boire dès 2008.

Découvrir les vins de Bourgogne

• Un peu d’histoire • Le vignoble • Le terroir • Les appellations bourguignonnes • Les cépages

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Un peu d’histoire

312 : discours d’Eumène décrivant le vignoble bourguignon (texte connu le plus ancien faisant référence aux vins de Bourgogne) 1115 : construction du Château du Clos de Vougeot par les moines de Cîteaux

6 août 1395 : ordonnance de Philippe le Hardi sur les exigences d’une viticulture de qualité en Bourgogne (pas de cépage gamay, pas d’engrais, pas de mouillage)

1416 : édit du roi Charles VI fixant les limites de production du vin de Bourgogne (de Sens à Mâcon)

11 novembre 1719 : naissance de la plus ancienne société de secours mutuels dite « de Saint-Vincent », à Volnay

1720 : fondation à Beaune de la maison de négoce Champy, la plus ancienne de Bourgogne, toujours en activité

1728 : parution à Londres du 1er livre consacré au vin de Bourgogne, par l’abbé Claude Arnoux.

18 juillet 1760 : le prince de Conti acquiert La Romanée qui portera son nom

1789 : Révolution française. Confiscation des vignes du clergé et vente aux enchères comme biens nationaux

17 octobre 1847 : Louis-Philippe accorde à Gevrey le droit de porter le nom de son cru le plus fameux : Chambertin. L’exemple sera bientôt suivi par d’autres communes

1851 : première vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune

1861 : 1er classement des vins de la Côte-d’Or par le Comité d’agriculture de Beaune

15 juin 1875 : 1ère observation du phylloxéra en Bourgogne (à Mancey, en Saône-et-Loire)

1900 : création du bureau œnologique de Beaune

30 avril 1923 : fondation de la coopérative La Chablisienne (1ère cave coopérative de Bourgogne)

29 avril 1930 : jugement du tribunal civil à Dijon définissant la Bourgogne viticole (Yonne, Côte-d’Or, Saône-et-Loire et arrondissement de Villefranche-sur-Saône dans le Rhône)

8 décembre 1936 : 1ère AOC bourguignonne, l’appellation Morey-Saint-Denis

14 octobre 1943 : institution des 1ers crus

17 octobre 1975 : reconnaissance de l’AOC Crémant de Bourgogne

17 juillet 2006 : création de la 100ème appellation du vignoble bourguignon, l’appellation « Bourgogne Tonnerre ».

Le vignoble

Avec près de 29 500 hectares de vignes en production, classées en Appellation d’Origine Contrôlée (A.O.C) et un volume de récolte d’environ 1,5 million hectolitres (soit 200 millions de bouteilles commercialisées), le vignoble de Bourgogne s’étend sur 5 grandes régions-phares de production.

Du nord au sud : les vignobles de Chablis, du Grand Auxerrois, de Tonnerre, de Joigny et de Vézelay ; les vignobles de la Côte de Nuits, Hautes Côtes de Nuits et du Châtillonnais ; les vignobles de la Côte de Beaune et des Hautes Côtes de Beaune ; les vignobles de la Côte Chalonnaise et du Couchois et enfin le vignoble du Mâconnais.

Le terroir

Le terroir, en Bourgogne, est le fondement de l’Appellation d’Origine Contrôlée. En Bourgogne, la notion de terroir est un concept large qui englobe à la fois des facteurs naturels et des facteurs humains. C’est en effet les vignerons, aidés par le travail des moines, qui ont découvert, identifié puis mis en valeur les terroirs. Il a fallu pour cela des siècles de labeur pour que ce concept, dont l’origine remonte au début du moyen âge, traverse le temps et soit officiellement reconnu et décrit au milieu du siècle passé avec la création de l’I.N.A.O. et des appellations d’origine. Aujourd’hui, après plus de 1000 ans, le terroir continue de s’affirmer en Bourgogne comme un concept moderne copié dans le monde entier car il représente et véhicule des valeurs d’origine, d’authenticité, de tradition et de typicité.

Le socle du terroir est constitué avant tout du sous-sol et du sol dans lequel la vigne puise ses substances nutritives et compose l’alchimie secrète des couleurs, des arômes et des saveurs.

En Bourgogne, l’origine géologique et la composition physico-chimique des sols sont très diversifiées e et varient entre chacun des vignobles mais également au sein d’un même vignoble, d’un même village, d’un même lieu-dit. C’est ce qui explique que le vignoble bourguignon se présente sous la forme d’une immense mosaïque composée de milliers de parcelles (appelées ici climats), souvent de petite dimension (La Romanée est la plus petite appellation du monde avec 0,8 hectare).

Malgré cette diversité de sols, la Bourgogne possède du nord au sud, une certaine unité géologique et pédologique : terrains sédimentaires constitués d’argile , de marnes, et de calcaires, déposés il y a 150 millions d’années à la période du jurassique sur un substrat encore plus ancien (250 millions d’années) composé de granite, de laves, de gneiss et de schistes divers. L’altération de roches sédimentaires marines est donc à l’origine des sols argilo-calcaires sur lesquels les cépages bourguignons ont trouvé leur terrain d’expression.

Le pinot noir apprécie les terres marneuses assez calcaires et bien drainées sur lesquelles, selon la proportion de calcaire et la situation de la parcelle, il donnera un vin rouge léger et élégant ou un vin puissant et corsé.

Le chardonnay préfère les terrains marno-calcaires assez argileux où il développe toute son élégance et la finesse de ses arômes. C’est la proportion d’argile du sol qui détermine le style plus ou moins aromatique et ample des grands vins blancs secs de bourgogne. Si la nature du sol est l’élément clef du terroir, beaucoup d’autres facteurs naturels ont une influence sur la qualité, la typicité et l’expression d’un vin : l’exposition de la parcelle, son altitude, la profondeur et le drainage du sol, les conditions climatiques de l’année, le micro climat.


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Les vins de Bourgogne
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